Festival d'Angoulême ce week-end !

Grande période de festival dessineux que ce début d'année 2012 ! Avec les conventions manga passées et à venir, j'en aurai presque oublié de parler d'Angoulême !!! Tout de même ! Le festival international de bandes-dessinées d'Angoulême donc, se tient actuellement du 26 au 29 janvier.

Retour sur l'affiche, qui présente trois courants "principaux" de l'expression dessinée : bande-dessinée japonaise avec le personnage de Lamu (Rumiko Takahashi), bande-dessinée franco-belge avec Tintin (Hergé) et bande-dessinée américaine avec Maus (Art Spiegelman).

Les éléments ont l'air juxtaposé, comme si ces modes d'expressions évoluaient en parallèle mais ne fusionnaient pas (point de mélange des genres ?) et pourtant, tout le monde lit, de Maus au Marsupilami ! Un melting-pot de tendances qui en dit long sur l'intégration culturelle des créations contemporaines et sur le programme de cette 39ème édition !

Pour aller plus loin et y aller tout court ^-^ : le site du festival d'Angoulême 2012.

Tags : Festival BD Evènement Article Affiche
Date : 27/01/2012Subject : EventI like it / J'aime (0)
Comments / Commentaires (0) Add Comments / Laisser un commentaire



Mon site vous plaît ? Laissez-moi un message !

Pseudo :
Votre site (facultatif) / Your website (optional) :
http://
Votre e-mail (facultatif) / Your e-mail (optional) :

Message :

Captcha


Les jeux indépendants avec IndaLive

Le 4 octobre dernier, IndaLive (http://www.inda-live.fr) sort sur le web ; animé par Zhykos et Torog, ce site a pour but de présenter des œuvres de studios souvent indépendants en matière de jeux vidéos. Interview de l'un de ses créateurs, Torog.

   Bannière du site IndaLive © inda-live.fr pour Torog et Zhykos, illustration de Little Zéro.

IndaLive a sorti ses premières "publications vidéo" il y a quelques semaines, peux-tu nous en dire un peu plus ? Que fait IndaLive précisément ?

Avec l'explosion des jeux en téléchargement ces deux dernières années, on a découvert des petits jeux, sortis par des studios qui prennent moins de risque que des "gros" studios plus imposants et font ainsi preuve d'une grande innovation. Sur les 5 ou 6 jeux de ce type qui sortent par jour, certains sont exceptionnels et sont pourtant perdus dans la masse. On tâche donc d'en présenter quelques-uns, à raison d'un par semaine.

IndaLive, c'est pour qui ?

Pour tous ceux qui ont joué à un ou deux jeux indépendants, qui voudraient découvrir des petits jeux très sympas et ne savent pas quoi prendre ; pour ceux qui voudraient découvrir des jeux différents de la masse habituelle. Tout le monde peut regarder Inda-live : on parle "normalement", c'est accessible autant aux joueurs chevronnés qu'aux joueurs occasionnels.

Un jeu indépendant, c'est quoi ? Quel est son mode de diffusion ?

Un jeu indépendant est un jeu qui n'a pas d'éditeur, c'est-à-dire une société qui prend en charge le développement, la distribution et la communication du jeu, ainsi que l'exportation vers d'autres pays. Les indépendants doivent tout faire seuls et ont donc recours au téléchargement sur Internet. Ces jeux coûtent moins de 20 euros en moyenne, à proportion de leur durée de vie - entre 5 et 10h en moyenne. A l'exception de Minecraft, jeu indépendant sans limite de temps puisqu'il repose sur la créativité du joueur ; c'est peut-être d'ailleurs le jeu le plus extraordinaire jamais sorti.... Minecraft, c'est juste fou ! Ah, une autre exception : Angry Birds par exemple ; 1 euros à l'achat, des parties de 20 secondes en moyenne et...Un succès planétaire ! Mais ça reste vraiment une exception. En fait, peu de jeux indépendants marchent bien.

Vos deux premières émissions disponibles en vidéo sur le site sont Super Meat Boy (jeu de plateforme 2D en speed running) et Trials HD (jeu d'adresse sur circuit moto). Sur quels critères choisissez-vous vos sujets ?

C'est vraiment ceux qui nous plaisent. Dans le domaine, il y a énormément de diversité donc on trouve de tout. Néanmoins, pour faire un jeu indé réussi selon moi il faut au moins :
1)- De la personnalité, mascotte ou "esprit type" du studio (Ex : Twisted Pixel, un studio à forte personnalité) ;
2)- Un concept de gameplay ou de design graphique original.
Un jeu indé qu'on aime pas, même si la majorité des gens l'a déjà adopté, on ne le présentera pas. Et le coût d'achat n'est pas vraiment un critère : tous les jeux Indé sont compris dans une fourchette entre 5 et 20 euros, donc il y a assez peu de variation de prix.

Est-ce que certains types de thèmes / game play / etc. sont plus fréquents dans les jeux indépendants que dans les gros jeux d'action - aventure de type Assassin's Creed, Mass Effect and Co ?

Il y a effectivement certains types que l'on retrouve plus souvent :
- Le puzzle-game par exemple, ou du moins, des jeux intégrants des notions de puzzle. Braid, c'est du puzzle/plate-forme : il y a de la plate-forme, mais l'essentiel, ce sont des "énigmes temporelles" à résoudre.
- Mais aussi de la plateforme pure à l'ancienne. Pour les "gros" jeux de grands éditeurs c'est quelque chose qui ne se fait plus du tout de nos jours, à part Nintendo avec Mario par exemple. Récemment, Eric Chahi a sorti un jeu en téléchargement de type "God Game", From Dust, genre vidéoludique complètement mort de nos jours. Et ça a cartonné !

Ce qui se fait, chez les grands éditeurs, c'est essentiellement soit :
1)- Des jeux d'action pure, avec notamment beaucoup de FPS (Ex : Les jeux de tirs à la Call Of Duty) ;
2)- Des bacs à sables (j'explique plus bas) ;
3)- Des jeux pour grand public (Danse ou divertissement familial).
Le reste, c'est peanuts, il n'y a que peu de succès au sein d'un même genre. Par exemple, Starcraft est quasiment l'unique représentant de son genre dans son domaine à vraiment fonctionner (RTS - Jeux de stratégie en temps réel).

A l'inverse, st-ce qu'il y a des choses qu'on ne retrouve pas chez les indé parce que c'est trop lourd / complexe / coûteux à développer (type chasse aux zombies en 3D) ? Est-ce que les jeux proposés par les petits studios sont souvent en 2D - pour cette même raison ?

Oui bien sûr. En fait, un jeu Indé tourne souvent autour d'un même concept - exemple avec Braid, tout se base autour de la manipulation du temps. On doit tenir compte du nombre d'assets* à développer (*Éléments de jeux) ; comme ce sont de petits studios, il n'y en a pas beaucoup. Et donc, soit le jeu est très court, soit il est très répétitif à force de revoir les mêmes trucs. L'exception étant Minecraft ou les joueurs se servent des briques d'univers qu'on leur fournit pour bâtir leur propre monde. Les programmeurs n'ont eu en fait qu'à définir comment fonctionne l'univers à la base.

C'est effectivement pour cette raison que peu d'entre-eux sont en 3D. La 3D, ça coûte TRES cher en ressources humaines. Je te laisse imaginer ce qui se passe quand un gros studio développe un jeu purement 2D (chose qui ne se fait plus également !) : ben ça donne genre Rayman Origins, ou Odin Sphere (Le jeu préféré de SuzySuzie d'ailleurs ^^)... Des merveilles comparables à du dessin animé.

Si tu part dans de gros jeux, des histoires à gros budgets comme un Mass Effect ou un Prince Of Persia, ou dans des jeux "bacs à sables" comme un Assassin's Creed ou un GTA, il y a des centaines de trucs à faire, et c'est bien trop lourd pour un petit studio. Je citais Braid plus haut, ce serait comme si en fait la manipulation du temps n'était qu'un élément de gameplay parmi une vingtaine d'autres, dans les grands jeux (Mais celle-ci ne sera pas poussée pour autant).

D'où vous vient cette idée de "magazine" ? Qui est derrière IndaLive ?

Avant tout, d'un délire entre potes à la base et envie de partager ce que l'on aime. Avec Zhykos on joue aux jeux vidéos depuis longtemps ; lui avait un concept - le "nozzhy" www.nozzhy.com - où il parlait du jeu vidéo en général ; j'ai proposé à Zhykos de faire un nouveau projet, avec une ligne éditoriale suivie : les jeux en téléchargement, et notamment les indépendants.

Les magazines et la presse internet parlent peu des jeux indépendants, et encore, des "meilleurs" seulement ; mais au milieu de tous les jeux qu'ils doivent promotionner, ils y accordent peu de temps au final. Une raison de lectorat aussi, puisque les joueurs potentiels ne sont pas une majorité à s'y intéresser et plébiscitent plutôt les gros jeux. C'est dommage, ils loupent plein de trucs ! Bon à part MineCraft ou Angry Birds, qui ont séduit même des joueurs occasionnels, en raison de sa simplicité - et la liste n'est pas exhaustive !

Zhykos et toi êtes à la fois au four et au moulin : initiateurs du projet, webmasters du site et des réseaux sociaux affiliés, monteurs audio et vidéo, mais aussi et surtout, testeurs et animateurs d'IndaLive ; pas trop dur de combiner tout ça ?

On fait tous à deux, même si Zhykos est plus à la technique du montage.
Le plus compliqué a été de décider du site et du concept. Pour le reste, nos soirées jeux vidéos hebdomadaires sont tout simplement devenues l'occasion de préparer la vidéo de la semaine suivante. On voit en fonction de ce qu'on a sur la console.

Au programme des prochaines semaines, coups de cœur, coups de gueule ?

Que des coups de cœur, pas de coups de gueule - sauf un peut-être, mais pas pour tout de suite.


On vous souhaite bonne chance et bonne inspiration pour la suite alors !

Merci à Torog de s'être prêté au jeu de l'interview ! Et pour aller plus loin :
Indalive : http://www.inda-live.fr
Blog de Torog : http://torog.no-xice.com/
Blog de Zhykos : http://zhykos.inda-live.fr/

Tags : Torog Jeu Article
Date : 21/11/2011Subject : GameI like it / J'aime (0)
Comments / Commentaires (0) Add Comments / Laisser un commentaire



Mon site vous plaît ? Laissez-moi un message !

Pseudo :
Votre site (facultatif) / Your website (optional) :
http://
Votre e-mail (facultatif) / Your e-mail (optional) :

Message :

Captcha


Les adaptations de BD au cinéma

On avait déjà les adaptations de romans au cinéma, de contes en films d'animations et avec Les Aventures de Tintin qui sort le 26 octobre prochain, je me rends compte que de nombreuses bandes-dessinées connaissent une mue évidente vers le grand écran. En marche vers une stratégie de cross-media ? Pas sûr, ça manque de goodies tout ça !

Entre Le Grizzli de James Oliver Curwood et L'Ours de Jean-Jacques Annaud, il n'y a qu'un pas, voire une sublime adaptation (en tout cas pour les yeux d'enfants que j'avais en découvrant le film) ; rebelote au collège, pour Le hussard sur le toit à la fois roman de Jean Giono et film de Jean-Paul Rappeneau (surtout qu'il y a eu un sujet de rédaction à la clé, "imaginez la suite" !). Si la tactique de l’adaptation est fortement américaine - re-dorure de blasons des supers-héros (Spiderman, the X-men...)- la bande dessinée de ce côté de l'atlantique semble de plus en plus vouloir se prêter au jeu du grand écran : Enki Bilal et son époustouflante réalisation graphique d'Immortel (ad vitam), en marque le tournant ! Plus récemment, Adèle Blanc Sec de Tardi, réalisé par Luc Besson, rehausse avec beaucoup de dynamisme la densité de la bd originale (à mon humble avis), qui est pourtant une bd à texte.

Il faut avouer que raconter une histoire se prête à tous les supports ! Si l'on pense la bd comme un jeu vidéo, c'est qu'elle empreinte beaucoup de genres au cinéma - voire le précède ? - tout simplement. Et si Osamu Tezuka concevait déjà ses mangas à l'image des story-boards de dessins animés Disney (et aurait été certainement ravi de pouvoir en faire des animes dès le départ), les métiers de réalisateurs et d'auteurs semblent parfois se fondre et se confondre encore un peu plus de nos jours ; il suffit de regarder l’impressionnant travail de Joann Sfar dans le Chat du rabbin. Une question de génération alors ? Une question de profit - moyennant évidemment un mécénat conséquent en amont ? Ou une simple prise de risque artistique au parfum d'entrepreneuriat ?

Autant au Japon, un manga est conçu presque dès le départ comme source potentielle de produits dérivés (goodies type figurines et t-shirts, animes et dramas), autant en France, on ne semble pas l'envisager comme tel, du moins directement. Peut-être aussi la cause à ce retard d'expérience (ça fait quand même presque un siècle que les Japonais maîtrisent cette stratégie de diversification), ou aux tendances du marché (contrairement aux habitudes d'achats des cinéphiles-comicistes Américains). Excepté Ankama ou Castlemore, qui respectivement, pratique une intégration verticale et horizontale des médias, ou bénéficie d'une société-mère déjà bien rôdée dans le domaine, on n'aborderait donc pas une adaptation bédéiste au cinéma comme on le ferait d'une véritable stratégie cross média.

Une chose reste sure, si la pré-existence d'une œuvre (bd ou roman) influe indiscutablement sur la propension du public à adopter la réalisation cinématographique, la réussite commerciale d'une adaptation ne réside que partiellement dans le succès de la bd d'origine ; la qualité du film ça compte aussi ! Et il faut le prouver dès la bande-annonce. On pourrait parler ici d' un double effet kiss-cool :
- D'une part, des cinéphiles séduits par l'intrigue (ceux qui correspondent à la cible marketing de base) et des spectateurs de circonstances, comme pour n'importe quel film ;
- D'autre part, la partie du lectorat déjà acquise va générer un lot de spectateurs - par "fanattitude" - auxquels on rajoute de simples curieux déjà connaisseurs.
Et c'est sans doute un attrait majeur dans le projet d'une adaptation format grand écran, et pourquoi pas, version 3D.

Je doute qu'on ait à ce point épuisé les sujets ou peur de l'échec pour se replier sur les œuvres ayant déjà fait leurs preuves, bien au contraire ! Le choix s'apparente davantage au pari de producteurs et à une expérience nouvelle pour les auteurs / réalisateurs, basée sur une réelle affection de l’œuvre. Car nombre de ces adaptations cinéma sont un réel plaisir pour les yeux et les affects ! Toutefois, faute de réponse précise à ce début d'engouement multi-media, hormis celui de créer / d'élargir une communauté, je ne formulerai ici que des hypothèses. N'hésitez pas à poster sous cet article, pour compléter, infirmer ou confirmer le propos !

Et en attendant la fameuse sortie du Secret de la Licorne, retrouvez notre cher Tintin parodié dans Le Chat du rabbin !

Tags : Cinema BD Article
Date : 11/10/2011Subject : CinemaI like it / J'aime (0)
Comments / Commentaires (0) Add Comments / Laisser un commentaire



Mon site vous plaît ? Laissez-moi un message !

Pseudo :
Votre site (facultatif) / Your website (optional) :
http://
Votre e-mail (facultatif) / Your e-mail (optional) :

Message :

Captcha


Cinema, Animation, Le chat du rabbin

Issu de la série à succès éponyme, Le Chat du rabbin avait reçu déjà plusieurs propositions d'adaptations animées avant de passer de l'album papier au grand écran. Et c'est finalement l'auteur lui-même, Joann Sfar, qui le réalise, en 2009. Zoom sur cette histoire au parfum de bande dessinée ...!

...Car le sujet comme le graphisme collent au plus près de la bd originale, exceptées quelques ellipses scénaristiques qui donnent au film la densité et le rythme nécessaire à l'animation. Des couleurs en aplats et des trognes expressives, pour des personnages incarnant des religions différentes, mais adoptant, à l'unanimité, une attitude humaniste (bon à part le maître du rabbin mais il en fallait bien un !). Car au final, toutes les religions recèlent les quatre attitudes philosophiques de base (humanisme versus intégrisme, scepticisme versus foi au sens plein du terme) ; et on nous en donne un bon aperçu, au travers d'échanges autour du rabbin et...Du chat ! Élément d'humour et de mises à distance ô combien satiriques, ce chat acquiert en effet la possibilité de parler et n'a pas sa langue dans sa poche !!

Quoi qu'il aurait en fait toujours été capable de parler et n'aurait tout simplement pas été entendu : "Mais j'ai toujours su parler, c'est vous qui n'écoutiez pas !". Intéressant, très symbolique...

Entre philosophie religieuse et vannes félines bien senties, Le Chat du rabbin m'a très agréablement surprise. En fait, c'est une interview sur France Inter (appuyée d'une invitation de Torog) qui m'ont ramenée dans les salles obscures du Katorza, (lâchement délaissées depuis Arrietty ^^°) et qui m'ont fait découvrir ce petit trésor d'humanité.

Pas de résumé dans ce petit article, vous en trouverez de nombreux sur le net (entre le site officiel, l'Express ou l'Alsace). Tout ce que j'ai envie de vous dire, c'est qu'entre les couleurs pastelles du port d'Alger et les scènes nocturnes en désert africain, on s'embarque pour une belle aventure ! Au bout de laquelle, certains trouvent leur chemin, par une voie souvent... Détournée. Sorti en juin dernier, Le Chat du rabbin est disponible dès demain en dvd et blue ray, et bien sûr, en BD, à raison de 5 tomes, aux éditions Dargaud.

Tags : Cinema BD Article
Date : 04/10/2011Subject : CinemaI like it / J'aime (0)
Comments / Commentaires (0) Add Comments / Laisser un commentaire



Mon site vous plaît ? Laissez-moi un message !

Pseudo :
Votre site (facultatif) / Your website (optional) :
http://
Votre e-mail (facultatif) / Your e-mail (optional) :

Message :

Captcha


Bride Stories de Kaoru Mori

On a la chance, en France (sans chauvinisme - je vous voir venir), d'avoir un catalogue de BD, comics et manga très riche ; ce serait dommage de ne pas en profiter. Alors, même si je n'ai encore jamais rédigé de brèves sur une lecture quelconque, celle que je vous présente aujourd'hui vaut sincèrement le détour. Aussi...Je me lance ! Découvrez Brides Stories, aux éditions Ki-oon !

Bride Stories, comme le titre le laisse supposer, traite d'histoires courtes sur les jeunes mariées. Mais pas n'importe où : l'auteur et dessinatrice, Mori Kaoru, a choisi en lieu et temps l'Asie Centrale du XIVème siècle ! Un sujet qu'elle maîtrise parfaitement, mêlant les anecdotes de la vie quotidienne, les alliances claniques, et les tenues vestimentaires époustouflantes de détails !

Les tomes 1 et 2 s'attachent plus particulièrement aux premières péripéties de la jeune Amir, au sein d'un mariage arrangé. Vu l'ouverture à la fin du deuxième tome, les tribulations vont se poursuivre au travers du regard d'un étranger, le britannique Smith, mais je n'en dis pas plus !

Si on y explore l'univers des femmes, dans une société patriarcale - et on sait combien le sujet des genres est actuellement polémique (hum) - ce qui m'a marquée, c'est la densité scénaristique au niveau sociétal : jeunes et moins jeunes, hommes et femmes, tous sont mis en scène au travers de moments de tension et de passages plus tendres. Le tout orchestré d'un découpage sobre et dynamique, excellent rythme !

Ce seinen est vraiment complet, autant pour ses scènes d'action, entre archerie montée et combat, que pour le soin apporté aux relations humaines. Deux tomes sont actuellement sortis chez l'éditeur Ki-oon et je vous invite fortement à le feuilleter, ne serait-ce que ça, rien que pour sa qualité graphique.

Tags : Seinen Manga Article
Date : 25/09/2011Subject : ComicsI like it / J'aime (0)
Comments / Commentaires (0) Add Comments / Laisser un commentaire



Mon site vous plaît ? Laissez-moi un message !

Pseudo :
Votre site (facultatif) / Your website (optional) :
http://
Votre e-mail (facultatif) / Your e-mail (optional) :

Message :

Captcha


Concept Art and Matte paintings

C'est aux Utopiales de Nantes 2007 que j'ai découvert le "concept art", à travers une exposition de Christian Lorenz Scheurer : Entropia*. Un coup de coeur immédiat pour cette exposition - et la démonstration de matte painting associée - mêlé d'un puissant flash back des années passées dans les rayons Science-fiction des librairies bordelaises. Car, oui, si vous ne le saviez déjà, le matte painting intervient aussi bien dans les couvertures d'ouvrages que dans la conception de films et de jeux vidéos.

Matrix, Avatar mais aussi Titanic, Prince of Persia... Films fantastiques ou historiques, le concept art est une étape indispensable à la visualisation des décors, qui sont ensuite incrustés en 2D ou modélisés en 3D, suivant les besoins du projet. Quant aux dessins animés et aux jeux vidéos, seuls les décors distants sont maintenant susceptibles de rester en 2D, le reste étant, pour les besoins de la caméra, passés en 3D. Si, dans les jeux vidéos, le fond 2D signifie bien l'éloignement en opposition avec le premier plan 3D (exemple de la scène issus de Sands of Time, pont et remparts), les techniques modernes savent maintenant très bien retranscrire la perspective atmosphérique. Toujours que les exemples seraient bien trop nombreux et non exhaustifs. Vous voyez déjà très bien de quoi il retourne !

Le matte painting découle du concept art : c'est la finalisation, en quelque sorte, du travail d'imagination suite au brief créatif. Procédé cinématographique à l'origine, le matte painting était pratiqué sur verres ; aujourd'hui, si le matériel numérique a largement remplacé ce support, la finalité reste identique : assembler acteurs et décor, qui auront été filmés séparément. Quoiqu'il en soit, le matte painting reste de l'illustration et use donc des mêmes techniques que les tableaux de maîtres. Le but étant, à travers des degrés de précision différents, de guider l’œil vers l'essentiel de l'action : mettre en avant des premiers plans (ou éléments principaux qui peuvent être volontairement excentrés) et laisser flous les éléments d'arrière-plan ou secondaires.

J'avoue avoir une forte préférence pour les designs environnementaux (nature et architecture), aussi cette petite sélection d'artistes s'attache surtout à leurs réalisations de décors :
- François BARANGER : http://www.francois-baranger.com/
- Stephane BELIN : http://www.stephanebelin.com/
- Deak FERRAND : http://www.hatchfx.com/
- Stephan MARTINIERE : http://www.martiniere.com/
- Geoffroy THOORENS : http://www.djahalland.com/
- Christian Lorenz SCHEURER : http://www.christianlorenzscheurer.com/
Pas de "line" ou encrage, rien que l'énergie du trait de couleur à l'état pur !

* Pour ceux qui souhaitent ce remémorer l'exposition de 2007, je vous renvoie à une très sympathique rétrospective de sci-universe sur cette rencontre arstistique !

Voilà pour cette aparté culturel de dessineux. Pas d'image pour cette article, car je préfère vous laisser voyager par vous-mêmes. ^.~ Bonne semaine à vous !

Tags : Jeu Digital Art Cinema Article
Date : 20/06/2011Subject : DrawingI like it / J'aime (0)
Comments / Commentaires (0) Add Comments / Laisser un commentaire



Mon site vous plaît ? Laissez-moi un message !

Pseudo :
Votre site (facultatif) / Your website (optional) :
http://
Votre e-mail (facultatif) / Your e-mail (optional) :

Message :

Captcha