Et un grand merci à SuzieSuzy pour m'avoir fait découvrir cette adaptation de Jane Austen !
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Date : 03/08/13 Sujet : Drawing J'aime (5)
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SuzieSuzy a écrit :
C'est trop d'honneur, il faut surtout remercier la BBC, ITV, ... pour leurs adaptations de qualité !!! Et Pride & Prejudice 1995 est un classique incontournable ! Il faudrait que tu testes Lost in Austen, vraiment poilant ^.^

saisei a écrit :
Je viens de lire le pitch : Orgueil et Quiproquos a l'air très sympa effectivement ! ^-^

Torog a écrit :
Moi je préfère la version Red Dwarf d'Orgueil et Préjugés xD http://m.youtube.com/watch?v=nw-sASuO3k8&desktop_uri=%2Fwatch%3Fv%3Dnw-sASuO3k8 (Vu que tu ne vas sans doute rien comprendre, cf le dernier article de mon bloc ^^ En te voyant parler aussi par hasard parler du roman au même moment, fallait que je lâche un commentaire)

saisei a écrit :
Hé hé, je reviens de ton blog, donc... Ça ne m'étonne pas que cette version P&P revisitée avec Red Dwarf te plaise ! C'est tout toi XD


C'est dans le cadre des Utopiales de Nantes, lors de la journée Manga Tan, que j'ai pu assister à la projection de Voyage vers Agartha, une initiative de l'association Univers Partagés (que je remercie au passage pour cette découverte !). Dernier long métrage animé du réalisateur Japonais Makoto Shinkai, cette révélation est - à mon humble avis - comparable aux réalisations du studio Ghibli !

On y retrouve les principales figures de style du genre : une jeune héroïne féminine, la rencontre d'un jeune homme, un univers onirique et le fameux parcours initiatique. Dans un certain sens, on pourrait presque comparer le Voyage vers Argatha, au Voyage de Chihiro, tout en gardant à l'esprit que la cible n'est bien évidemment pas la même : en effet, si le Voyage de Chihiro traite discrètement le deuil de l'enfance, Voyage vers Argatha esquisse indirectement le deuil du premier amour.

De prime abord, Voyage vers Agartha est résolument classique dans sa structure : la composition scénaristique de cet anime reprend les bases du conte, incluant la fameuse aide magique - sous les traits d'un charmant petit renard (?) appelé "Mimi" - tandis que le rythme des péripéties nous emmène à un épilogue ouvert sur le devenir des principaux protagonistes. Une base solide donc, qui sert un thème principal de taille : le deuil de la mort, ou tout du moins, celui des êtres chers disparus.

Par ailleurs, ce conte foisonne de références mythologiques :
- une terre de légende disparue (comme Atlantide, le paradis terrestre où règnerait harmonie entre dieu(x) et homme(s));
- un monde souterrain (voyage au centre de la terre de Jules Verne, où l'on débouche sur un écosystème stable des plus surprenants) ;
- le royaume des morts (comme le royaume grec d'Hadès ou égyptien d'Osiris).
Le tout lié à une cosmogonie animiste forte, propre ici à la culture shinto, toujours aussi impressionnante.
Ajoutez à cela les graphismes de toute beauté, la fluidité de l'animation et la justesse des personnages, vous obtiendrez une perle de l'animation !!!

Voyage vers Agartha m'a autant séduite par sa poésie que sa richesse évidente. A noter que nombres de mes voisons de salle sont partis avant la fin ^^° - ce qui m'a valu de voir l'épilogue entrecoupé - et l'ont trouvé un peu long ; il est vrai que l'angle manifestement contemplatif de la situation initiale peut vous paraître lent, donc vous voilà avertis. L'animé est diffusé en France par l'éditeur Kazé ; il ne semble donc pas avoir bénéficié d'une sortie en salles et a directement entamé une vie DVD - d'où ce petit article.
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Date : 12/11/12 Sujet : Cinema J'aime (1)
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Torog a écrit :
Ça l'air pas mal dis donc. J'était complètement passé à côté, faisant un peu l'impasse sur les trucs japonais cette année. Je vais voir un peu ça, merci!

SuzieSuzy a écrit :
J'hésite un peu à voir ce Makoto Shinkai, trop ghiblien sur le fond et la forme, mais tu as titillé ma curiosité ! Il faudrait que je l'essaye.
Une de ses anciennes oeuvres, 5cm per second, est un film magnifique où le ton contemplatif prend tout son sens. D'ailleurs le thème ... ah non je ne vais pas te spoiler :-P


On avait déjà les adaptations de romans au cinéma, de contes en films d'animations et avec Les Aventures de Tintin qui sort le 26 octobre prochain, je me rends compte que de nombreuses bandes-dessinées connaissent une mue évidente vers le grand écran. En marche vers une stratégie de cross-media ? Pas sûr, ça manque de goodies tout ça !

Entre Le Grizzli de James Oliver Curwood et L'Ours de Jean-Jacques Annaud, il n'y a qu'un pas, voire une sublime adaptation (en tout cas pour les yeux d'enfants que j'avais en découvrant le film) ; rebelote au collège, pour Le hussard sur le toit à la fois roman de Jean Giono et film de Jean-Paul Rappeneau (surtout qu'il y a eu un sujet de rédaction à la clé, "imaginez la suite" !). Si la tactique de l’adaptation est fortement américaine - re-dorure de blasons des supers-héros (Spiderman, the X-men...)- la bande dessinée de ce côté de l'atlantique semble de plus en plus vouloir se prêter au jeu du grand écran : Enki Bilal et son époustouflante réalisation graphique d'Immortel (ad vitam), en marque le tournant ! Plus récemment, Adèle Blanc Sec de Tardi, réalisé par Luc Besson, rehausse avec beaucoup de dynamisme la densité de la bd originale (à mon humble avis), qui est pourtant une bd à texte.

Il faut avouer que raconter une histoire se prête à tous les supports ! Si l'on pense la bd comme un jeu vidéo, c'est qu'elle empreinte beaucoup de genres au cinéma - voire le précède ? - tout simplement. Et si Osamu Tezuka concevait déjà ses mangas à l'image des story-boards de dessins animés Disney (et aurait été certainement ravi de pouvoir en faire des animes dès le départ), les métiers de réalisateurs et d'auteurs semblent parfois se fondre et se confondre encore un peu plus de nos jours ; il suffit de regarder l’impressionnant travail de Joann Sfar dans le Chat du rabbin. Une question de génération alors ? Une question de profit - moyennant évidemment un mécénat conséquent en amont ? Ou une simple prise de risque artistique au parfum d'entrepreneuriat ?

Autant au Japon, un manga est conçu presque dès le départ comme source potentielle de produits dérivés (goodies type figurines et t-shirts, animes et dramas), autant en France, on ne semble pas l'envisager comme tel, du moins directement. Peut-être aussi la cause à ce retard d'expérience (ça fait quand même presque un siècle que les Japonais maîtrisent cette stratégie de diversification), ou aux tendances du marché (contrairement aux habitudes d'achats des cinéphiles-comicistes Américains). Excepté Ankama ou Castlemore, qui respectivement, pratique une intégration verticale et horizontale des médias, ou bénéficie d'une société-mère déjà bien rôdée dans le domaine, on n'aborderait donc pas une adaptation bédéiste au cinéma comme on le ferait d'une véritable stratégie cross média.

Une chose reste sure, si la pré-existence d'une œuvre (bd ou roman) influe indiscutablement sur la propension du public à adopter la réalisation cinématographique, la réussite commerciale d'une adaptation ne réside que partiellement dans le succès de la bd d'origine ; la qualité du film ça compte aussi ! Et il faut le prouver dès la bande-annonce. On pourrait parler ici d' un double effet kiss-cool :
- D'une part, des cinéphiles séduits par l'intrigue (ceux qui correspondent à la cible marketing de base) et des spectateurs de circonstances, comme pour n'importe quel film ;
- D'autre part, la partie du lectorat déjà acquise va générer un lot de spectateurs - par "fanattitude" - auxquels on rajoute de simples curieux déjà connaisseurs.
Et c'est sans doute un attrait majeur dans le projet d'une adaptation format grand écran, et pourquoi pas, version 3D.

Je doute qu'on ait à ce point épuisé les sujets ou peur de l'échec pour se replier sur les œuvres ayant déjà fait leurs preuves, bien au contraire ! Le choix s'apparente davantage au pari de producteurs et à une expérience nouvelle pour les auteurs / réalisateurs, basée sur une réelle affection de l’œuvre. Car nombre de ces adaptations cinéma sont un réel plaisir pour les yeux et les affects ! Toutefois, faute de réponse précise à ce début d'engouement multi-media, hormis celui de créer / d'élargir une communauté, je ne formulerai ici que des hypothèses. N'hésitez pas à poster sous cet article, pour compléter, infirmer ou confirmer le propos !

Et en attendant la fameuse sortie du Secret de la Licorne, retrouvez notre cher Tintin parodié dans Le Chat du rabbin !
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Date : 11/10/11 Sujet : Cinema J'aime (0)
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Et voilà pour ce rayon de soleil dominical ! Comme promis, la charmante Zlabya* en couleurs !

*Personnage de la bd et film éponyme Le chat du Rabbin, petite fiche ici et crayonné, là.

Alors, hum, toujours dans l'optique "changement de point de vue", j'ai dessiné comme à travers un prisme grossissant, au ras du sol ; du coup le pied - et la main - au premier plan apparaissent vraiment très "volumineux"... ><

J'avoue que j'ai hésité entre deux tons majoritaires, du orange ou du rosé, et là ce sont les couleurs les plus fidèles à l'originale. Dans l'ensemble, j'ai essayé aussi de renouer avec les courbes voluptueuses qui rendaient si mignonne cette fameuse jeune femme ! N'est-ce pas Torog ? ^.~
Tags : FanArt  Canson  Cinema  BD 
Date : 09/10/11 Sujet : Drawing J'aime (2)
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Torog a écrit :
Ouaaaaaais, vive les ptits boudins ^^


Issu de la série à succès éponyme, Le Chat du rabbin avait reçu déjà plusieurs propositions d'adaptations animées avant de passer de l'album papier au grand écran. Et c'est finalement l'auteur lui-même, Joann Sfar, qui le réalise, en 2009. Zoom sur cette histoire au parfum de bande dessinée ...!

...Car le sujet comme le graphisme collent au plus près de la bd originale, exceptées quelques ellipses scénaristiques qui donnent au film la densité et le rythme nécessaire à l'animation. Des couleurs en aplats et des trognes expressives, pour des personnages incarnant des religions différentes, mais adoptant, à l'unanimité, une attitude humaniste (bon à part le maître du rabbin mais il en fallait bien un !). Car au final, toutes les religions recèlent les quatre attitudes philosophiques de base (humanisme versus intégrisme, scepticisme versus foi au sens plein du terme) ; et on nous en donne un bon aperçu, au travers d'échanges autour du rabbin et...Du chat ! Élément d'humour et de mises à distance ô combien satiriques, ce chat acquiert en effet la possibilité de parler et n'a pas sa langue dans sa poche !!

Quoi qu'il aurait en fait toujours été capable de parler et n'aurait tout simplement pas été entendu : "Mais j'ai toujours su parler, c'est vous qui n'écoutiez pas !". Intéressant, très symbolique...

Entre philosophie religieuse et vannes félines bien senties, Le Chat du rabbin m'a très agréablement surprise. En fait, c'est une interview sur France Inter (appuyée d'une invitation de Torog) qui m'ont ramenée dans les salles obscures du Katorza, (lâchement délaissées depuis Arrietty ^^°) et qui m'ont fait découvrir ce petit trésor d'humanité.

Pas de résumé dans ce petit article, vous en trouverez de nombreux sur le net (entre le site officiel, l'Express ou l'Alsace). Tout ce que j'ai envie de vous dire, c'est qu'entre les couleurs pastelles du port d'Alger et les scènes nocturnes en désert africain, on s'embarque pour une belle aventure ! Au bout de laquelle, certains trouvent leur chemin, par une voie souvent... Détournée. Sorti en juin dernier, Le Chat du rabbin est disponible dès demain en dvd et blue ray, et bien sûr, en BD, à raison de 5 tomes, aux éditions Dargaud.
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Date : 04/10/11 Sujet : Cinema J'aime (0)
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La rubrique Cinéma a été un peu délaissée ces derniers temps, aussi je me rattrape ! Comme les prochains articles vont malheureusement faire références à des films sortis de plus ou moins longue date, je commence par quelque chose de différent : une liste de coups de cœur du moment, un peu comme le fait SuzieSuzy avec ses fameuses traklists (au passage, elle a refait la charte graphique et l'animation de son site, c'est vraiment sympa).

Et ça commence avec des comédies récentes (tellement récentes que certaines ne sont pas encore sorties et pour lesquelles je n'ai vu que les bandes-annonces, mais je les sens bien), donc avis aux amateurs / amatrices ! Alors c'est parti pour du bon mainstream US qui détend... Et un goût sincèrement très féminin et assumé, pour des titres dignes de soirées entre filles ^.~

- Dans la catégorie des escapades délurées :
> Very Bad Trip de Todd Phillips (1 ou 2, le 1 est marrant, pour le 2 je ne sais pas),
> Mes meilleures amies de Paul Feig (Very Bad Trip version fille paraît-il).
Ces deux (ou trois)-là ont une base scénaristique commune et enchaînent les gags de situation en cadence.

- Dans la catégorie des controverses quotidiennes * :
> Comment font les femmes ? de Douglas McGrath
> Comment tuer son boss ? de Seth Gordon
Oui, mais...Comment ? ^^ Les américains aiment décidément bien les titres qui commencent en "how to", surtout en bouquins.

- Dans la catégorie "rencontres"* :
> Crazy, Stupid, Love de John Requa et Glenn Ficarra
> Il n'est jamais trop tard de Tom Hanks
Je suis allée voir le premier mais la projection s'est arrêtée en cours de route : une panne d'électricité généralisée à tout le pâté de maisons nous a fait quitter le cinéma à la lueur des néons de secours...Quant au deuxième, la thématique me rappelle le film français La tête en friche, de Jean Becker.

- Dans la catégorie des "relations pratiques" * :
> Le mytho - Just Go With It de Dennis Dugan
> Sex List de Mark Mylod (celui-là, je tâcherai vraiment de le voir)
> Sex Friends d'Ivan Reitman
> Sexe entre amis de Will Gluck
Cherchez l’intrus...Je n'en reviens pas que 3 titres similaires sortent en même temps, mais me direz-vous, ça doit être à la mode, voyez-vous à quoi je fais référence ? ^.^°

Voilà pour cette première liste de comédies humoristico-romantiques US, à consommer dans les salles obscures ou en VOD**. A priori ces films devraient avoir un traitement drôle et frais, tendre et décapant, à l'américaine. Une liste exclusivement mainstream donc, je le reconnais, aussi, une prochaine fois, vous aurez droit à un petit article sur Le Chat du Rabbin vu, pour le coup, dans un cinéma d'art et d'essai.


* Oui je m'amuse bien avec les titres de catégorie, listés à la manière d'un jeu des sept familles...
** Video On Demand, autrement dit, de la location virtuelle de films comme on le faisait avec les K7 puis les DVD. Mais vous connaissez sans doute déjà le système !
Tags : Cinema  SuzieSuzy 
Date : 29/09/11 Sujet : Cinema J'aime (0)
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SuzieSuzy a écrit :
Ahhh Very Bad Trip un classique ! J'aurais bien voulu voir Comment tuer son boss, les affiches et le topo m'ont l'air sympa !
Au fait comment je fais pour linker ton article ?!

saisei a écrit :
...Alors le lien pour cet article est : http://www.yrialinsight.com/blog-post-322.html. Les liens d'articles sont en clair dans le flux rss, mais maintenant que tu le fais remarquer, ce serait peut-être pas mal de le fournir pour chaque post...


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